13 juin 2006

critique - C.R.A.Z.Y.

crazy_poster4C.R.A.Z.Y. (2006)

Film québécois de Jean-Marc Vallée avec Michel Côté, Marc-André Grondin, Danielle Proulx, Émile Vallée, Pierre-Luc Brillant, Maxime Tremblay, Alex Gravel, Natasha Thompson, Johanne Lebrun. - Durée : 2H09

C.R.A.Z.Y est un film où l’on doit gratter la folie latente des personnages pour en dénuder la pudeur, la fragilité et la tendresse.

Le film présente une famille québécoise modeste, banale et typique. Cinq garçons vont naître de ce foyer, chacun présentant les maux de la jeunesse d’une époque (quelle époque ?) : Problèmes d’identité, de drogue, d’incompréhension, de maladresses mais d’amour avant tout.

En suivant plus particulièrement l’évolution de Zach – le film débute sur sa naissance le jour de Noël 1960 – l’histoire tend à démontrer que, décidément, il ne suffit pas d’aimer pour être de bons parents. Zach va tenter d’entrer dans le moule préparé pour les sages petits garçons. Pourtant, peu à peu, il s’affirme comme un être de trop grande sensibilité, douteuse…

Le film aborde pudiquement la question de l’homosexualité. Tout comme Zach qui se découvre, nous sommes plongés dans le doute : L’est-il ? Ne l’est-il pas ? Comment son père va-t-il réagir ? Bien sûr, sa mère restera son allié… Le spectateur analyse, se perd, comprend Zach à la différence de son entourage. Car décidément, ce n’est pas facile d’être de bons parents… dans une société qui juge, qui ne veut pas mettre les mots sur la réalité par peur du regard des voisins.

Ce film n’est pas seulement le voyage initiatique de Zach, mais également celui de ses parents, de sa famille, voire même de la société. Chacun découvre, de façon tragique parfois, qu’accepter est mieux que de perdre. Néanmoins, les thèmes abordés dans ce film n’en font pas un mélodrame larmoyant. Une certaine légèreté s’empare du film, par les dialogues (l’accent québécois aide), un vent de situations loufoques, les idées fixes et burlesques de certains de personnages.

Finalement, ce film n’est pas un film sur l’homosexualité : c’est un film sur l’amour filial, l’amour dans une famille (a)typique.

Isabelle.

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